Maîtriser l’exposition en photographie [Apprendre la Photo]

Quand on veut apprendre la photographie, l’une des bases nécessaires et primordiales est l’exposition. Ce n’est pas forcément l’étape la plus amusante dans l’apprentissage mais si vous voulez maitriser votre appareil quelqu’il soit (reflex, hybride, bridge, compact expert, etc…), c’est un passage obligatoire.

Bien entendu, pour devenir photographe et faire de meilleures photos sans passer par du traitement d’images, il est nécessaire de bien connaitre les bases de la photographie via des cours photo, des stages photos ou des tutoriels comme ici.

Belles photos paysage

Nous allons donc voir pourquoi maitrisez l’exposition en photographie est un concept réellement important pour votre pratique photo au quotidien ou pour devenir un photographe professionnel.

Dans cet article nous allons aborder :

  • Ce qu’est l’exposition
  • La vérité sur les automatismes et pourquoi ne pas s’en servir
  • Une rapide analyse de photos différemment exposées
  • Quelques lectures recommandées en rapport avec le sujet

Minolta appareil photo argentique

Qu’est-ce que l’exposition ?

L’exposition est un ensemble de paramètres qui vont permettent de doser exactement la quantité de lumière arrivant jusque sur la surface photosensible (pellicule ou capteur).

Ces paramètres sont aux nombres de trois et sont :

  • La vitesse d’obturation
  • L’ouverture du diaphragme
  • La sensibilité ISO

Mais avant d’aller plus loin, faisons un constat.
Aujourd’hui les appareils photos sont tellement automatisés qu’ils vous permettent de « shooter » sans rien connaître à la photographie. N’importe qui peut se servir d’un appareil photo. Les appareils modernes possèdent des automatismes qui permettent de ne se concentrer que sur le sujet à photographier. En particulier le mode automatique, qui prend le contrôle total ne laissant aucune liberté d’expressions à l’inverse du mode manuel.

Ces modes sont à bannir dès à présent de votre pratique photo ! Ils sont identifiés très souvent par un pictogramme vert, bleu ou rouge selon le modèle d’appareil. De même les fameux modes « Scènes » ou « SCN » qui vous proposent des pré-réglages tout faits. Pour la mer, la montagne, les enfants, le chien et même grand-mère qui fait du vélo !

Ces automatismes ne tiennent pas leurs promesses. Ils sont paramétrés pour des situations de prises de vues « idéales ». Et  sont donc souvent dépassés lors de situation un peu complexe, ce qui arrive… tout le temps ! De fait, ils ne permettent pas d’intervenir sur aucun des paramètres liés à l’exposition de votre photo. Pire, dans des situations où l’appareil détectera une luminosité un peu faible vous aurez droit au déclenchement intempestif du flash interne ! En d’autres termes, dans ces modes, c’est l’appareil qui décidera et réglera chacun des trois paramètres évoqués ci-dessus.

En quoi cela est gênant me demanderez-vous ? Déjà par le simple fait que vous pourriez vouloir soit sur ou sous exposer légèrement pour des raisons créatives précises. De plus, tel que mentionné plus haut, ces automatismes sont dépassés quand les conditions de luminosité ne sont plus « idéales ». C’est-à-dire 90 % du temps ! Essayez de shooter avec l’un de ces automatismes dans un milieu majoritairement sombre ou le flash est interdit, vous m’en direz des nouvelles.

ouverture profondeur de champ

La photo sous-exposée

Faisons une rapide analyse de ces images et attardons nous en particulier sur les histogrammes. Sur la photo sous-exposée les basses lumières sont « bouchés ». Cela veut dire que le capteur de l’appareil n’a enregistré aucune information dans ces zones sombres en particulier.  Jetons un coup d’œil à l’histogramme celui-ci est effectivement complètement ramassé sur la partie gauche. C’est une caractéristique des images sous exposer, l’histogramme est concentré sur la partie gauche et vient toucher le bord gauche. Indiquant que les zones sombres sont pour la plupart « bouchés » et qu’aucune information ne pourra être exploitées.

La photo sur-exposée

La photo sur-exposée est le pendant inverse de la précédente. Cette fois-ci ce sont les hautes lumières qui sont impactées et qui se retrouve « brulées ». Là encore on ne pourra extraire aucune information de ces zones de notre photo. L’histogramme ramassé complètement à droite cette fois illustre parfaitement ce fait.

Bien sûr, via un logiciel de retouche comme Adobe Lightroom, Photoshop ou Camera Raw, il sera toujours possible de rattraper cela.  Mais, dans nos exemples extrêmes ci-dessus, si les informations n’existent pas, Lightroom ne fera pas de miracle. Votre logiciel préféré ne pouvant pas recréer ce qui n’existe pas ! Ces photos sont bonnes pour la poubelle…

La photo correctement exposée

Jetons un œil maintenant à notre photo correctement exposée. On s’aperçoit de suite que les basses lumières sont correctement restituées. De même les hautes lumières ne sont pas brulées. La luminosité de l’image est équilibrée sur l’ensemble de la photo. L’histogramme est relativement centré. Remarquez que le début et la fin de notre histogramme ne touche pas les bords de celui-ci. Quand c’est le cas, vous avez des éléments dans votre image qui seront soit « brulés » soit « bouchés », selon qu’il s’agit du bord droit ou gauche. A droite les hautes lumières, à gauche les basses lumières. Cela peut très bien arriver et il ne faudra pas mettre systématiquement à la poubelle toute photo présentant ce type d’histogramme.

Autre formation photo pour le perfectionnement:

Balance des blancs, comment bien l’utiliser

photo numérique canon

Excellentes lectures à recommander :

L’Art de l’exposition : en photographie numérique

Honnêtement je n’ai pas lu ce livre de Michael Freeman, par contre j’en ai lu d’autres que j’ai trouvé excellents ! Aussi je pense que je peux vous recommander cet ouvrage les yeux fermés, tant cet auteur est une « valeur sûre ».

Pratique de l’exposition en photographie 3e éd.

On ne présente plus Bryan Peterson, son style incomparable associé à une pédagogie savamment dosée en fait l’un des auteurs qu’il faut absolument avoir parmi ses livres traitant de photographies. On lit ce livre quasi d’une traite, on ne s’arrête que pour mettre en pratique ses diverses explications. Didactique, clair, un livre qui apporte énormément quand j’ai commencé la photo.

Les réglages de l’appareil.Vitesse-Diaphragme-Exposition

Voilà une idée originale ! Un mémophoto, un dépliant de sept volets en fait. Ce mémophoto, léger et absolument pas encombrant peut facilement se glisser dans son sac photo ou dans sa poche. Celui-ci porte sur les réglages de l’appareil il reprend les notions techniques utiles au photographe sur le terrain. D’où le format de ce mémo, de plus il est imprimé dans une espèce de papier « plastifié » résistant à l’humidité. Il en existe deux, celui-ci qui porte sur l’exposition et un autre sur la composition. Les deux sont vraiment très bien fait. A moins de 7 € ce serait dommage de s’en priver !